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Vous cherchez un test des casques Suunto Sonic, Suunto Wing 2 et Suunto Spark ? Ce test est pour vous !
Je commence par la transparence, parce qu’elle a son importance ici. Ce test n’est pas rémunéré, mais Suunto est partenaire du podcast Courir Mieux. Le partenariat ne porte pas sur les tests matériels, et celui-ci a été réalisé de manière totalement indépendante. Je préfère malgré tout vous le dire, et je vous laisse juger de la crédibilité que vous accordez à mes propos.
Ces trois modèles, je les utilise depuis des durées très différentes. Le Sonic et le Wing 2 m’accompagnent depuis longtemps, sur l’Échappée Belle 2025, sur le Val d’Aran, sur les Templiers et sur l’UT4M. Si vous reprenez les photos de ces courses, vous m’y verrez avec l’un ou l’autre autour du cou. J’écoute en effet presque tout le temps de la musique ou des podcasts quand je cours, sauf pendant les séances d’intensité. Les Spark sont arrivés plus récemment, et je les utilise depuis un mois et demi à deux mois.
L’idée de cet article est simple. Je vous donne mon retour sur chacun en les comparant en permanence, pour que vous puissiez identifier celui qui correspond à votre pratique.
Caractéristiques techniques
Suunto Sonic
- Poids ➡️ 31 grammes, 30 grammes mesurés.
- Format et maintien ➡️ Arceau contour de nuque monobloc. Alliage de titane et silicone, pour un encombrement de 125,5 x 102 x 46,5 mm. Taille unique.
- Système de propagation du son ➡️ Conduction osseuse. Les transducteurs affichent une impédance de 9 Ω, une bande passante de 20 Hz à 20 kHz et une sensibilité de 117 dB à 1 kHz.
- Autonomie ➡️ Suunto annonce jusqu’à 10 heures sur une charge.
- Système de recharge ➡️ Câble est propriétaire, USB A avec un embout aimanté. Charge complète en une heure. Charge rapide, pour 3h d’écoutes, entre 5 et 10 minutes.
- Connectivité ➡️ Bluetooth 5.2, portée annoncée supérieure à 10 mètres. Connexion simultanée à deux appareils possible.
- Micros et appels ➡️ Testée et correct, avec réduction de bruit active.
- Commandes ➡️ 3 Boutons physiques uniquement. Aucune commande gestuelle.
- Fonctions Suunto ➡️ L’application Suunto donne accès à deux modes, normale ou outdoor, plus puissant mais avec plus de risque de vibration ; et à la désactivation de la double connexion.
- Étanchéité ➡️ IP55.
- Contenu de la boîte ➡️ Les écouteurs, le câble de charge, un sac de rangement et la documentation composent le kit.
- Prix catalogue ➡️ 149 €
Suunto Wing 2
- Poids ➡️ 35 grammes annoncés, 34 grammes mesurés.
- Format et maintien ➡️ Arceau contour de nuque monobloc. Alliage de titane et silicone, pour un encombrement de 125,5 x 102 x 46,5 mm. Taille unique.
- Système de propagation du son ➡️ Conduction osseuse. Les transducteurs descendent à 6 Ω d’impédance, sur une bande passante de 20 Hz à 20 kHz.
- Autonomie ➡️ Jusqu’à 12 heures sur le casque seul, et 24 heures supplémentaires avec la batterie externe fournie, soit 36 heures au total.
- Système de recharge ➡️ Par cable USB-C ou par insertion dans la batterie externe, qui elle aussi se recharge en USB-C. La charge complète demande 1 heure pour le casque et 1 h 30 pour la batterie externe. Une charge rapide de 10 minutes permet 3 heures d’écoute.
- Connectivité ➡️ Bluetooth 5.3, portée de 10 mètres. Connexion à deux appareils possible.
- Micros et appels ➡️ Deux microphones (vs. 1 seul sur le Sonic), réduction du bruit et du vent jusqu’à 30 km/h.
- Commandes ➡️ 3 boutons physiques et contrôle par mouvement de tête, qui permet de répondre à un appel ou de changer de morceau d’un simple hochement (paramêtrables dans l’application). Les fonctionnalités associées aux boutons sont en parties personnalisables.
- Fonctions supplémentaires ➡️ Des LED latérales améliorent la visibilité de nuit, et leur intensité ainsi que leur clignotement. La liaison avec une montre ajoute des retours vocaux en temps réel sur le temps au tour, la distance, la durée et la vitesse moyenne.
- Étanchéité ➡️ IP67.
- Contenu de la boîte ➡️ Le kit réunit les écouteurs, le câble de charge, la batterie externe, un sac de rangement et la documentation.
- Prix catalogue ➡️ 169 €.
Suunto Spark
- Poids ➡️ 9,7 grammes par écouteur annoncés, 19 grammes la paire mesurés, 77 grammes avec le boîtier de charge.
- Format et maintien ➡️ Écouteurs indépendants à crochet d’oreille. La boucle en titane à mémoire de forme, recouverte de silicone, épouse le contour de l’oreille.
- Système de propagation du son ➡️ Open-ear à conduction aérienne, par ai propulsé, impédance de 32 Ω et une bande passante de 20 Hz à 20 kHz.
- Autonomie ➡️ Jusqu’à 7 heures par charge, et 36 heures au total avec les recharges du boîtier.
- Système de recharge ➡️ Le boîtier se recharge en USB-C. La charge complète demande 1 heure pour les écouteurs et 1 h 40 pour le boîtier.
- Connectivité ➡️ Bluetooth 5.4, portée de 10 mètres, connexion à deux appareils.
- Micros et appels ➡️ Deux microphones à réduction de bruit ambiant.
- Commandes ➡️ Surfaces tactiles uniquement, aucun bouton physique. La simple, la double et la triple pression ainsi que l’appui long sont paramêtrables depuis l’application. Contrôle par mouvement de la tête également possible.
- Fonctions Suunto ➡️ Quatre égaliseurs préréglés cohabitent dont un profil personnalisable. Il est possible d’activer un métronome pour courir à un bpm particulier et le mode Sport enregistre la cadence, le temps de contact au sol et l’oscillation verticale. Une montre Suunto ajoute les retours vocaux sur l’allure, la fréquence cardiaque, la distance et les tours.
- Étanchéité ➡️ IP55.
- Contenu de la boîte ➡️ Les écouteurs, le boîtier de charge, un câble USB-C vers USB-C et la documentation composent le kit.
- Prix catalogue ➡️ 149 €
Confort et maintien
Le Suunto Sonic est le plus léger des trois, à 30 grammes sur ma balance. Le Suunto Wing 2 monte à 35 grammes probablement à cause du bloc lumineux ajouté au niveau des oreilles. Cinq grammes, ça peut sembler dérisoire, mais ça se sent dans cette zone du visage. Je précise tout de suite que le Wing 2 est très loin d’être inconfortable, mais plutôt que la différence se perçoit surtout parce que je possède les deux et que je passe de l’un à l’autre.
Sur ces deux modèles à arceau, j’ai une vraie satisfaction à souligner. L’arceau est petit et proche du crâne, plus proche des versions mini de la concurrence que des versions standard que j’ai pu porter auparavant. Concrètement, il me reste environ 5 centimètres entre l’arceau et l’arrière de ma tête, et je cours quasiment tout le temps avec un grand chapeau en été. Jamais le chapeau n’est venu taper l’arceau ni faire bouger le casque. Les personnes qui ont l’arrière du crâne plus prononcé trouveront peut-être ça un peu serré, mais pour moi la taille est parfaite.
Les Suunto Spark jouent quant à eux dans une autre catégorie. Ils annoncent 9,7 grammes par écouteur, soit moins de 20 grammes la paire, et 77 grammes avec le boîtier. On est sur quelque chose d’ultra petit autour de l’oreille, qu’on ne sent quasiment pas. J’avais une vraie crainte avant de les essayer, celle de les voir bouger ou se tomber en courant, parce qu’une si petite boucle ne semblait pas pouvoir tenir correctement. Mais rien ne bouge, rien ne vient taper l’oreille, et la mise en place prend deux secondes, y compris avec des lunettes.
Un point commun mérite d’être précisé pour les trois. Aucun de ces modèles ne bouche le canal auditif, donc vous continuez à entendre l’intégralité de votre environnement. Les Spark ne sont pas des intra-auriculaires, ce sont des open ear à conduction aérienne qui se positionnent juste au-dessus du conduit auditif.
Qualité et puissance sonores
Entre les deux casques à conduction osseuse, je donne l’avantage au Wing 2. La qualité reste dans le même registre, mais la puissance sonore est supérieure, ce qui change vraiment la donne sur l’écoute de certains podcasts par exemple.
Les Spark, eux, en conduction aérienne, offre une qualité sonore nettement meilleure. On gagne en basses, en rendu et en finesse générale, et la différence est immanquable dès les premières secondes. Pour quelqu’un qui a fait de la musique et qui aime écouter de la musique en courant, l’écart est impossible à ignorer.
Côté micros, les trois font correctement leur travail. Le Wing 2 et le Spark disposent de deux micros avec réduction de bruit, contre un seul sur le Sonic. Lors d’appels passés en test, mon interlocutrice m’a rapporté une qualité vocale équivalente.
Autonomie et recharge
Le constructeur annonce 12 heures avec une seule charge pour les Wing 2, et je pense que ce chiffre est prudent. J’ai fait l’UT4M en entier avec de la musique quasiment du début à la fin, soit environ 17 heures, sans le recharger une seule fois. L’anecdote vaut le détour. Je l’avais confié à mon assistance à un ravitaillement en leur demandant de le recharger, par peur de la panne. Ils me l’ont rendu au point suivant sans avoir trouvé le chargeue. J’ai donc terminé la course avec la charge initiale. Il y a aussi la batterie externe fournie, qui donne deux recharges complètes, soit 24 heures de plus et 36 heures au total. Il possède aussi un socle de chargement, très pratique à l’usage.
Le Sonic annonce 10 heures d’autonomie, avec une charge complète en une heure environ et une charge rapide de cinq à dix minutes qui donne trois heures d’écoute. Il utilise en revanche un câble propriétaire en USB-A avec embout aimanté, là où le Wing 2 et le Spark sont passés à l’USB-C.
Les Spark ont qu’à eux 7 heures d’autonomie par charge, avec un boîtier qui porte le total à 36 heures. Je n’ai pas encore fait de course avec eux, donc je ne peux pas vous donner de retour sur la longue durée. Je sais simplement que sur un ultra je devrai forcément les ranger ou les confier à mon assistance pour les recharger, alors que le Wing 2 me permet de tenir presque le double de temps.
Les commandes
Le Sonic fonctionne uniquement avec trois boutons physiques, deux sous l’oreille droite pour le volume et l’allumage, un sur l’oreillette gauche pour le reste. Il n’y a aucune commande gestuelle, tout passe par les boutons.
Le Wing 2 reprend exactement les mêmes boutons, disposés de façon très légèrement différente, et y ajoute les contrôles par mouvement de la tête. Ces derniers s’activent dans l’application et permettent par exemple de répondre à un appel ou de changer de morceau. Je ne les ai jamais activés, par crainte qu’en trail les mouvements de tête déclenchent n’importe quoi. Le comportement des boutons est par ailleurs personnalisable dans l’application.
Les Spark n’ont aucun bouton. Absolument tout passe par des pressions tactiles sur le corps de l’écouteur, avec un tap, deux taps, trois taps ou un appui maintenu, le tout largement paramétrable. C’est le point sur lequel je suis le plus critique, et j’y reviens juste après.
Le vent, la vraie ligne de partage
Les casques à conduction osseuse encaissent très bien le vent. Même dans de belles bourrasques en montagne, le son passe. Le seul contexte dans lequel je n’entendais plus rien, c’est en vélo au-delà de 30 km/h en descente, une situation qui n’a rien à voir avec la course à pied. J’utilise par ailleurs plutôt le mode normal que le mode outdoor. Le mode normal me suffit largement, et le mode outdoor génère un peu plus de vibrations au niveau des os sans m’apporter grand-chose en trail.
Les Spark, qui fonctionnent par air propulsé, sont nettement plus sensibles au vent de face. Dès que ça souffle fort, on perd une bonne partie du signal et il faut monter le son. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est à savoir si vous courez souvent sur des crêtes exposées ou en bord de mer.
Les fonctions annexes
Le Wing 2 embarque des LED latérales destinées à améliorer la visibilité. Elles clignotent en rouge , ce qui rassure sur les sorties de nuit en hiver, et l’application permet de choisir le comportement entre clignotant, fixe ou mode SOS.
Le Wing 2 et le Spark savent tous les deux se connecter à une montre Suunto pour vous délivrer des retours vocaux en temps réel sur l’allure, la fréquence cardiaque, la distance ou les tours. Si vous programmez par exemple un tour toutes les 30 minutes pour vous rappeler de manger, vous l’entendez directement dans les oreilles au lieu de le sentir seulement au poignet. Je ne l’ai personnellement quasiment jamais utilisé, mais la fonction existe.
Les Spark vont plus loin sur le plan logiciel. Ils proposent quatre equalizers dont un personnalisable, et j’utilise beaucoup le profil podcast. Ils intègrent aussi un métronome réglable en BPM, pratique pour travailler une cadence précise ou pour reprendre après une blessure, ainsi qu’un mode sport qui enregistre la cadence, le temps de contact au sol et l’oscillation verticale. Dernier détail appréciable, l’application permet de faire sonner les écouteurs ou le boîtier si vous les avez égarés.
Ce que j’ai moins aimé
Le contrôle uniquement tactile des Spark est mon vrai reproche. La zone de commande correspond à l’endroit où est inscrit le nom de la marque, c’est-à-dire précisément là où on pose les doigts pour mettre ou retirer l’écouteur. On passe donc son temps à envoyer des commandes sans le vouloir, et un retour sonore vient confirmer chaque pression. J’ai fini par désactiver la simple pression dans l’application pour arrêter de déclencher des actions en permanence. Sur un produit qu’on doit de toute façon prendre en main pour le positionner, j’aurais mis des boutons. La sensibilité au vent de face des Spark revient également dans mes réserves, pour les raisons évoquées plus haut.
Enfin, le câble propriétaire en USB-A du Sonic fait daté face à l’USB-C des deux autres, et son absence de socle lui coûte le confort d’usage que j’apprécie sur le Wing 2.
Quel modèle pour quelle utilisation ?
Le Suunto Sonic, à 149 €, est le choix de la simplicité et du poids minimal. Il est le plus léger, il se pilote uniquement aux boutons et il couvre parfaitement les besoins d’un coureur qui veut de la musique sans se poser de questions. Il demande en revanche d’accepter une autonomie en retrait et une recharge moins pratique.
Le Suunto Wing 2, à 169 €, est celui que j’utilise le plus. Il gagne sur l’autonomie, sur le socle de recharge, sur la puissance sonore et sur la visibilité apportée par les LED. C’est mon modèle pour les courses longues et pour l’ultra, tout simplement parce qu’il me permet de ne jamais penser à la batterie. Les cinq grammes supplémentaires se sentent, mais ils se font oublier très vite.
Le Suunto Spark, à 149 €, est celui que j’utilise le plus à l’entraînement en ce moment. Il offre la meilleure qualité sonore des trois, une discrétion exceptionnelle autour de l’oreille et une tenue parfaite en courant. Il convient aussi très bien si vous portez un bandana ou quoi que ce soit derrière la tête qui rendrait un arceau gênant. Ses deux limites sont claires, à savoir les 7 heures d’autonomie et la sensibilité au vent, ce qui le rend moins évident sur les formats très longs.



















