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Merrell complète sa gamme Agility Peak 6 avec une déclinaison équipée d’un système BOA. Le nom laisse penser à une simple variante de serrage. La réalité se situe ailleurs, car toute la partie haute de la chaussure a été redessinée.
Caractéristiques techniques
- Poids ➡️ 279 g en 43 homme pour la version lacets, environ 317 g en 46 (pesées maison). Le système BOA ajoute une vingtaine de grammes par pied selon les données Merrell.
- Hauteur du stack au talon ➡️ 32 mm
- Hauteur du stack à l’avant-pied ➡️ 26 mm
- Drop ➡️ 6 mm
- Tige ➡️ Construction chausson en pièce unique, couche moelleuse intercalée sous le câble, renfort pare-pierre à l’avant-pied. La version standard reste sur un mesh technique tissé Leno avec languette à soufflet intégrale.
- Serrage ➡️ BOA PerformFit Wrap, réglable dans les deux sens
- Semelle extérieure ➡️ Vibram MegaGrip, crampons Traction Lug de 5 mm, profils en V à double orientation et profils en croix
- Semelle intermédiaire ➡️ Mousse FloatPro avec rainures FLEXconnect sur toute la longueur
- Largeur du chaussant ➡️ Standard
- Plaque ➡️ Pas de plaque pleine longueur, mais une plaque de protection à l’avant du pied
- Prix catalogue ➡️ 190 € en version standard et 195 € en version GORE-TEX.
Un châssis identique
La plateforme ne bouge pas. On retrouve la mousse FloatPro, les rainures FlexConnect réparties sur toute la longueur et la plaque de protection à l’avant-pied. La semelle extérieure reste une Vibram Megagrip équipée de la technologie Traction Lug, avec des crampons de 5 mm.
La différence se lit uniquement sur la balance. La version BOA annonce 307 g par chaussure en pointure de référence homme, contre 287 g pour la version lacets.
Un serrage réglable au cran près
Le système BOA PerformFit Wrap enveloppe le médio-pied et vient verrouiller le talon. La molette se règle dans les deux sens, ce qui permet d’ajuster la tension sans défaire l’ensemble.
Cette précision intéresse surtout les coureurs qui sortent longtemps. Le volume du pied évolue au fil des heures, et un laçage classique impose un arrêt pour être repris. Ici, un quart de tour suffit, y compris avec des gants.
Une tige qui devient un chausson
C’est le changement le plus visible dès la prise en main. La languette rapportée disparaît. La tige et la languette forment désormais une pièce unique qui enveloppe le pied, sur le principe d’un chausson.
Une couche moelleuse vient se placer entre cette tige et le câble BOA. Elle reçoit la tension du serrage et la répartit sur l’ensemble du cou-de-pied. Le résultat se vérifie facilement en essayage, puisque l’on peut serrer franchement sans ressentir de point de compression.
À qui elle s’adresse
Le modèle vise les coureurs qui supportent mal la pression d’un laçage sur le dessus du pied, ceux qui pratiquent sur des formats longs et ceux qui courent en conditions froides.
La version lacets conserve ses arguments. Elle pèse une vingtaine de grammes de moins par pied, elle coûte moins cher et elle permet de différencier le serrage entre l’avant-pied et la cheville. Le choix se fait donc moins sur le niveau de performance que sur le rapport que chacun entretient avec son serrage.
Finalement par rapport à la Agility Peak 6 avec lacets, cette nouvelle itération gagne en confort et en précision.
