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Vous cherchez un test de la Suunto Race 3S ? Cet article est pour vous !
La Race 3S inaugure la nouvelle gamme Race 3 de Suunto et succède à la Race S. Il n’existe pour l’instant pas de Race 3 « classique », et je n’ai aucune information sur sa sortie éventuelle. La lettre S annonce la couleur, puisqu’on reste sur un petit format avec un boîtier de 46 mm et un écran AMOLED de 1,32 pouce.
Suunto y fait pourtant entrer ce que la gamme Race réservait jusqu’ici à ses grands modèles, à savoir un verre saphir, une lunette en titane et un écran de 2 000 nits. Le stockage double aussi et passe à 64 Go.
La signature choisie par Suunto résume bien la promesse, « Go Further, Move Lighter ». La marque annonce 38 heures d’autonomie en GPS double fréquence dans une montre de 56 g, et elle affirme que la Race 3S peut tenir un ultra. L’idée consiste donc à réduire le compromis entre la petite montre confortable et la grosse montre endurante. J’ai porté la Race 3S pendant trois semaines pour voir si cette promesse tient.
Avant de commencer, je tiens à être transparent avec vous. Ce test n’est pas rémunéré. Suunto est en revanche partenaire du podcast Courir Mieux, ce qui peut représenter un conflit d’intérêts. Je vous laisse donc juge de la crédibilité que vous accordez à ce test. Les liens présents dans cet article sont par ailleurs des liens affiliés, et ils soutiennent le média sans rien vous coûter de plus.
Caractéristiques techniques de la Suunto Race 3S
- Poids → 56 g avec le bracelet silicone, 38 g pour le boîtier seul.
- Dimensions → boîtier de 46 x 46 x 11,4 mm, bracelet de 22 mm. Un des boitiers les plus fin jamais conçu par Suunto.
- Matériaux → lunette en titane, verre saphir, bracelet silicone Athletic 2 en simple ou double épaisseur.
- Écran → AMOLED tactile de 1,32 pouce, 466 x 466 pixels, jusqu’à 2 000 nits.
- Commandes → une couronne et deux boutons, comme sur le reste de la gamme Race.
- Batterie et autonomie → 380 mAh à anode silicium-carbone, jusqu’à 38 h en GPS double fréquence, 55 h en mode Endurance (GPS simple fréquence) et 12 jours en usage quotidien.
- GPS → GPS, GLONASS, Galileo, Beidou et QZSS, en double fréquence L1+L5.
- Mémoire → 64 Go pour les cartes, les activités et la musique hors ligne.
- Étanchéité → 5 ATM, utilisation de -20 °C à +55 °C.
- Coloris → Titanium Orchid, Titanium Feather et Titanium Black.
- Prix catalogue → 499 €, soit 49 € de plus qu’une Race S titane à son lancement.
Ses fonctionnalités qu’il faut connaître de la Suunto Race 3S
Je ne vais pas vous détailler toutes les fonctionnalités de la montre, mais j’ai noté celles qui me semblent les plus utiles à connaître.
- Le suivi cardiaque se fait toujours au poignet par photopléthysmographie, avec une mesure de la fréquence cardiaque et une estimation de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Suunto parle d’un capteur de haute qualité, et j’ai l’impression qu’il reste très proche de celui de la Race 2. Je n’ai toutefois pas de quoi comparer précisément les deux à la maison.
- Le suivi de la récupération croise plusieurs estimations, comme la VFC, le sommeil, la charge d’entraînement et le ressenti des séances. La montre estime aussi la SpO2 et le stress. La nouveauté qui m’intéresse le plus s’appelle la FC de récupération, arrivée depuis la Race 2 et présente aussi sur la Vertical 2. Elle mesure combien de battements votre cœur perd en une minute à la fin d’un entraînement, au poignet ou avec la ceinture cardiaque Suunto renouvelée récemment. Une baisse faible traduit plutôt un état de forme moyen, alors qu’une baisse marquée signale normalement une bonne forme. Je trouve cet outil de suivi vraiment intéressant.
- Le quotidien n’est pas oublié, puisque la montre suit le sommeil (avec la fiabilité et les biais qu’on connaît sur ce type de mesure), les pas et les calories. Elle vous rappelle aussi de bouger après une longue période assise, environ deux heures si je ne dis pas de bêtises, et elle vous félicite quand vous l’avez fait.
- Les tests de forme proposés en SuuntoPlus valent le détour, comme le test FTP pour les cyclistes ou le test de Cooper. Un Cooper consiste à courir 12 minutes à fond, et vous pouvez le refaire tous les deux mois par exemple pour suivre votre progression. La montre enregistre chaque résultat, ce qui vous permet de vous comparer dans le temps. Elle estime aussi la VO2max et suit votre charge chronique.
- L’altimétrie s’appuie toujours sur FusedAlti, une technologie propriétaire de Suunto qui croise baromètre et GPS pour fiabiliser le dénivelé.
- ZoneSense estime l’intensité de l’effort en temps réel à partir de la variabilité de la fréquence cardiaque. Cette fonction exige une ceinture thoracique, ce qui est logique puisque le capteur optique ne mesure pas assez finement les intervalles R-R à l’effort.
- Energy Sense vient tout juste d’arriver, et j’ai encore peu de recul dessus. La fonction estime l’endurance qui vous reste pendant l’effort, ce qui fait penser à la fonction Stamina d’un concurrent ou au modèle de vitesse critique, ici probablement appliqué à la fréquence cardiaque. Suunto explique le principe dans une page dédiée, mais je n’ai pas trouvé de détails sur la calibration des algorithmes. Je pense qu’une ceinture cardiaque devient indispensable si vous voulez l’utiliser, car une estimation fondée sur une mesure déjà biaisée perd vite son intérêt. Ces indications restent des aides. Si Energy Sense vous annonce une heure d’endurance alors qu’il vous reste cinq heures de course, la montre vous invite simplement à lever le pied.
- Suunto Coach construit dans l’application des plans personnalisés avec des objectifs hebdomadaires et des séances quotidiennes. Ces plans intègrent depuis peu le renforcement musculaire et le fractionné.
- L’IA de Suunto arrive dans l’application quasiment en même temps que la Race 3S. Elle accède à vos données d’entraînement et de récupération, et elle peut vous donner des conseils si vous lui en demandez. J’ai surtout aimé la création automatique de parcours. Vous pouvez par exemple lui demander une boucle de 10 km avec environ 500 m de dénivelé au départ de votre position. L’intérêt reste limité autour de chez soi, mais la fonction peut aider dans un endroit inconnu, en complément de la heatmap que j’utilise le plus. J’ai testé une version bêta, et d’autres fonctionnalités devraient accompagner son déploiement.
- Les outils de course passent par des SuuntoPlus que j’aime bien, comme le planificateur de course, le pacer dynamique, le Race Companion que j’ai déjà utilisé sur plusieurs courses, les estimations de temps ou les rappels nutrition. Les SuuntoPlus sont d’ailleurs ouverts depuis quelque temps à tous les développeurs, y compris les particuliers comme vous et moi. Avec la puissance des processeurs des Race 2, Vertical 2 et Race 3S, cette ouverture pourrait faire naître des applications très pertinentes, et je trouve cette avancée vraiment intéressante.
- L’assistance à l’ascension (Climb Guidance) découpe votre trace GPX en montées et en descentes, avec désormais plusieurs niveaux de zoom et des données d’altitude mises à jour. Je l’utilise énormément en sortie longue et en course pour savoir combien d’ascensions il me reste, quel pourcentage j’affronte et combien de dénivelé il me reste dans la montée en cours. J’avais déjà la nouvelle version sur le Nice by UTMB, et je la trouve super lisible.
- Les cartes topographiques hors ligne restent gratuites dans le monde entier, avec les courbes de niveau. Une mise à jour récente permet de superposer plusieurs couches et d’activer ou de désactiver les points d’intérêt publics, comme les toilettes, les commerces, les points d’eau ou les arrêts de bus. La montre stocke désormais jusqu’à 200 itinéraires, et elle ajoute le retour sur trace à la navigation pas à pas, à l’azimut et au retour au départ.
- La météo affiche les prévisions, mais j’apprécie surtout les alertes tempête du widget.
- L’écosystème compte 125 modes sportifs, plus de 100 SuuntoPlus et environ 800 services partenaires comme Strava, Komoot, TrainingPeaks ou Nolio. La montre accepte aussi de nombreux capteurs (température corporelle CORE, oxygénation musculaire, puissance, sudation, fréquence cardiaque), et elle peut piloter vos écouteurs Suunto.
- Les fonctions connectées couvrent les notifications, les appels et le contrôle de la musique du téléphone. La musique hors ligne fonctionne déjà sur ma Race 3S, et elle permet d’écouter des morceaux stockés dans la montre directement sur vos écouteurs. Je ne sais pas encore si elle arrivera sur la Race 2 et la Vertical 2.
Comparatif de la Suunto Race 3S avec la Race S et la Race 2
Face à la Race S, la Race 3S gagne environ 8 heures d’autonomie, soit à peu près 30 %. Elle multiplie aussi la luminosité par plus de trois et elle double le stockage. Son poids ne bouge pas en revanche.
Face à la Race 2, lancée au même prix, elle offre moins d’autonomie et un écran plus petit. Elle pèse en revanche 20 g de moins et gagne 1,1 mm de finesse. Son boîtier est d’ailleurs le plus fin que Suunto vende aujourd’hui, si je ne dis pas de bêtises.
| Caractéristique | Race 3S | Race S | Race 2 |
|---|---|---|---|
| Prix de lancement | 499 € (titane) | 350 € acier, 450 € titane | 500 € acier, 600 € titane |
| Poids | 56 g | 60 g acier, 53 g titane | 76 g acier, 65 g titane |
| Dimensions | 46 x 46 x 11,4 mm | 45 x 45 x 11,4 mm | 49 x 49 x 12,5 mm |
| Verre | Saphir | Gorilla Glass | Saphir |
| Écran | AMOLED 1,32″, 466 x 466 | AMOLED 1,32″, 466 x 466 | AMOLED LTPO 1,5″, 466 x 466 |
| Luminosité max | 2 000 nits | 600 nits | 2 000 nits |
| Autonomie GPS double fréquence | 38 h | 30 h | 55 h (50 h écran toujours allumé) |
| Stockage | 64 Go | 32 Go | 32 Go |
| Étanchéité | 5 ATM | 5 ATM | 10 ATM (100 m) |

Un format compact vraiment plaisant
J’ai fait le plus grand écart possible dans la gamme. Je portais la Vertical 2 jusqu’au Nice by UTMB, puis je l’ai rangée à l’arrivée pour passer à la Race 3S. Je suis donc passé de la plus grosse montre Suunto, avec son autonomie exceptionnelle, à l’une des plus petites. La Vertical 2 pèse 87 g contre 56 g pour la Race 3S, soit 31 g de moins au poignet. La différence de poids et de taille est vraiment notable, et elle est surtout très agréable.
Quand je reprends toutes les courses que j’ai faites cette année, aucune ne m’aurait obligé à prendre la Vertical 2. J’étais très content d’avoir son grand écran sur le tour de l’Ubaye, mais la Race 3S aurait suffi. J’ai bouclé l’UT4M en 17 heures, et un UTMB me prendrait peut-être 30 à 32 heures. Sur le tour de l’Ubaye, nous n’avons pas dépassé 35 heures d’effort cumulées en trois jours, et je n’aurais presque pas eu besoin de la recharger.
Seules mes sorties à ski auraient été un peu moins agréables, car je trouve la couronne peu pratique avec des gants. Ce petit détail de confort concerne surtout les pratiquants de ski de randonnée, de ski de fond ou de ski alpin. En dehors de ça, j’aurais pu faire quasiment toutes mes courses et toutes mes sorties avec une seule et même montre.
Le petit format change aussi la donne en musculation. Avec la Vertical 2, je devais souvent remonter la montre sur mon poignet, car je la sentais quand je fléchissais le poignet, par exemple en tirant une barre. Je ne sens plus du tout la Race 3S sur ces mouvements.
Ce format compact ne sacrifie pas la robustesse pour autant. Le boîtier en titane et le verre saphir permettent de l’emmener en montagne et sur des terrains techniques sans craindre de la rayer ou de l’abîmer au premier choc. Même si c’est un petit modèle, on peut donc l’utiliser comme une grande.
Un écran lisible même en plein soleil
L’écran est parfaitement lisible, et c’est pour moi le meilleur signe. Je ne vois aucune différence de lisibilité entre ma Race 2, ma Vertical 2 et la Race 3S. La taille de l’écran change évidemment, et il faut un petit temps d’adaptation au début. Si vous voulez vraiment bien voir la carte, la Vertical 2 reste meilleure.
La luminosité de 2 000 nits sert surtout en pleine lumière. En trail, je n’ai jamais trop souffert de ce problème, mais je n’ai jamais eu la Race S pour comparer. En vélo, en revanche, la différence saute aux yeux. J’utilise ma montre comme compteur sur un petit support déporté, avec la navigation et ma puissance puisqu’elle est connectée à mon capteur. La montre se retrouve alors posée en plein soleil, et une luminosité insuffisante rend vite les données illisibles. Avec la Race 3S, je lis tout parfaitement, même en plein soleil.
Cette luminosité permet aussi de profiter pleinement de la cartographie. Je trouve que Suunto a une vraie avance sur ce point, avec des cartes précises et détaillées, des courbes de niveau et des sentiers qui permettent de se repérer en montagne. Les nouveaux points d’intérêt s’affichent entre 200 et 25 m de zoom, et on les lit sans difficulté grâce à la qualité de l’AMOLED.
J’ai tout de même changé une habitude. La batterie de la Vertical 2 était tellement énorme que je restais toujours en affichage permanent (Always On Display). Avec la Race 3S, j’active plutôt l’écran par un mouvement du poignet, car je fais un peu plus attention à la recharge.

Un GPS aussi précis qu’une grande
La Race 3S capte cinq systèmes satellites, et elle reçoit pour la plupart d’entre eux une seconde fréquence L5 en plus de L1. Je ne maîtrise pas assez cet aspect technique pour m’engager très loin. D’après ce que j’ai lu, le signal L5 résisterait mieux aux réflexions sur les parois rocheuses et les bâtiments, ce qui devrait limiter les imprécisions dans les vallées encaissées ou en ville. Sous un couvert forestier dense, la perte de signal reste fréquente, mais elle devrait être un peu moins marquée.
[INSÉRER la capture de comparaison des traces Vertical 2 et Race 3S]
J’ai comparé deux enregistrements sur un même parcours, l’un avec la Vertical 2 (en orange) et l’autre avec la Race 3S (en violet). Les deux traces restent très proches, pour ne pas dire identiques sur la fin. Les écarts apparaissent surtout dans les virages, en forêt dense et dans les passages légèrement encaissés. Dès que je retrouve de grandes pistes dégagées, les deux traces se superposent.
La précision de la Race 3S me semble donc au minimum équivalente à celle de la Vertical 2, et c’est pour moi le point le plus important. La montre a rapetissé sans devenir imprécise.
Une navigation complète malgré le petit écran
La navigation ne change pas énormément, mais j’apprécie une nouveauté. Lorsque vous sortez de votre trace, une flèche de guidage vous indique le point le plus proche de l’itinéraire. Ça nous est déjà arrivé de nous tromper de chemin, et cette flèche permet de choisir entre faire demi-tour et couper pour rejoindre la trace. L’assistance à l’ascension gagne aussi plusieurs niveaux de zoom, même si cette mise à jour concerne toutes les montres de la gamme et pas seulement la Race 3S.
38 heures en double fréquence, de quoi tenir un ultra ?
C’est pour moi la promesse la plus intéressante de la Race 3S. Pour beaucoup de coureurs, cette montre peut couvrir 99,9 % des usages. Avec 38 heures annoncées en double fréquence, un coureur qui termine l’UTMB dans la première moitié des finishers peut garder le GPS le plus précis du début à la fin. Un coureur proche de la barrière horaire, fixée à 46 h 45, devra simplement réduire un peu la précision du GPS. Les modes de batterie plus économes, en GPS simple fréquence, dépassent en effet les 55 heures.
Mon expérience avec les Suunto va d’ailleurs plutôt dans le bon sens, car j’ai souvent constaté une autonomie réelle supérieure à celle annoncée. Le jour du tournage de la vidéo, la montre annonçait encore 38 heures d’autonomie alors que sa batterie n’était plus qu’à 83 %.
Une montre aussi petite et légère peut donc couvrir à peu près tout, de l’entraînement le plus court jusqu’à un ultra-trail de presque deux jours. Au quotidien, je recharge la Race 3S environ une fois par semaine, voire un peu moins. Je m’entraîne une douzaine d’heures par semaine, avec l’affichage permanent au quotidien mais pas pendant les activités. Je n’ai pas encore fait de sortie ultra longue vu la période, et je compléterai ce test quand l’occasion se présentera.
L’IA de Suunto, gadget ou vrai entraîneur ?
Suunto met beaucoup en avant sa nouvelle intelligence artificielle, avec des outils de coaching, de tracé de parcours et d’analyse des données. J’ai encore peu de retours à vous partager là-dessus. En tant que coach, j’ai du mal à comparer ce qu’elle propose avec ce que j’aurais fait pour un athlète. Il faudrait que je lui demande un plan pour un 10 km ou un trail de 30 km, puis que j’analyse les points de convergence et de divergence avec ma propre approche. Je ne l’ai pas encore fait pour ce test.
Pour l’instant, je reste assez neutre, et je considère surtout cette IA comme un gadget. Ce n’est pas ce que je rechercherai en priorité, d’autant qu’elle sera disponible avec n’importe quelle montre Suunto. Je reconnais aussi mon biais, car je pense en tant qu’entraîneur qu’une personne qualifiée analysera toujours mieux vos données.
Des défauts ?
Une musique hors ligne qui repose sur des MP3
La musique hors ligne passe uniquement par des fichiers stockés dans la montre. Je regrette l’absence d’intégration avec Spotify ou Deezer, d’autant que certains concurrents la proposent déjà. En 2026, je pense que peu de monde possède encore des fichiers MP3, et je n’en ai moi-même plus un seul. Les podcasts arrivent rarement en MP3, eux aussi.
L’idée reste bonne pour laisser son téléphone à la maison, mais je me demande sincèrement qui va stocker des MP3 dans sa montre. Peut-être que ma lecture est biaisée, ou qu’un partenariat avec une plateforme de streaming arrivera bientôt. Je mettrai cet article à jour si c’est le cas.
64 Go qui risquent d’être sous-exploités
Vos activités et vos cartes n’occuperont que quelques centaines de mégaoctets, environ 400 à 500 Mo même pour une très grande zone. J’avais déjà fait ce reproche à la Race 2 et à la Vertical 2, avec leur puce surpuissante et leur mémoire énorme mais peu utilisée. La Race 3S arrive avec encore plus de stockage, et la question reste la même.
Une couronne qui pourrait faire plus
La couronne ne permet toujours pas de naviguer entre les écrans pendant une activité. On fait toujours défiler les écrans de gauche à droite, et la couronne sert seulement à zoomer sur la carte ou sur l’assistance à l’ascension. La navigation reste donc très proche de celle de la Vertical 2, qui fonctionne par boutons. Je le disais déjà pour la Race 2, et je trouve que cette couronne passe à côté de son potentiel.
La couronne reste aussi difficile à utiliser avec des gants. Un réglage de sensibilité permettrait de garder la navigation fluide actuelle la majeure partie de l’année, puis de passer l’hiver sur une couronne plus résistante pour des gestes moins précis.
Une montre qu’on ne peut pas inverser
La montre ne peut toujours pas se porter à l’envers. Un gaucher trouvera peut-être la couronne et les boutons mal placés, et même un droitier pourrait préférer les avoir à gauche. Il m’arrive par exemple d’appuyer sur les boutons avec mes bâtons, ce qui fait défiler les écrans. Je l’avais déjà signalé sur la Race 2, et cette fonctionnalité ne me semble pas très lourde à développer.
La lampe LED de la Vertical 2 me manque
Je pensais que la lampe de la Vertical 2 relevait du gadget, et je me rends compte que je l’utilise en réalité très souvent. Le mode lampe torche de la Race 3S allume simplement l’écran en blanc, et il reste beaucoup moins pratique. J’ignore à quel point ces LED prendraient de l’épaisseur, mais j’aurais aimé que Suunto trouve un moyen de les intégrer.
Conclusion, mon avis sur la Suunto Race 3S
La Race 3S ne réinvente pas la gamme Race. Suunto réussit pourtant à faire entrer dans un format ultra compact une autonomie qui va du 5 km à l’ultra-trail, un écran ultra lumineux, un verre saphir et une lunette en titane. Je trouve cet équilibre vraiment très fort.
Le petit format reste confortable en course sur route, en trail comme en musculation. Sa robustesse permet de l’emmener en montagne, et sa luminosité permet de profiter de la carte en plein soleil ou de l’utiliser comme compteur à vélo. Son autonomie conviendra à énormément de monde, car il faut déjà courir très longtemps et plutôt en fin de peloton pour dépasser 38 heures d’effort. Ces coureurs peuvent d’ailleurs passer sur un mode de batterie plus économe. La grosse mémoire devra encore prouver son utilité.
Je conseille la Race 3S en priorité aux coureurs qui pratiquent beaucoup d’activités différentes et qui veulent une seule montre, légère au poignet, du 5 km sur route jusqu’à l’ultra-trail. Il faut accepter de la recharger environ une fois par semaine et de lire la carte sur un écran plus petit. Si vous cherchez une autonomie gigantesque et un grand écran, la Vertical 2 reste plus adaptée, puisque je la rechargeais quasiment toutes les deux semaines. Pour les autres, la Race 3S fait presque tout comme les grandes dans un petit gabarit, et sa polyvalence pourrait vraiment vous plaire.
Si mon test laisse une de vos questions sans réponse, posez-la en commentaire et je me ferai un plaisir de vous répondre. Vos retours sur ce modèle seront aussi utiles à toute la communauté.
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