Test matériel hiver 2026 – Tout ce que je porte pour courir quand il fait froid

Publié le 30 Oct 2026 · Par Margaux de Chanaleilles · Temps de lecture ~17 min.

Courir en HIVER – Tout ce que je porte quand il fait FROID

Courir en HIVER – Tout ce que je porte quand il fait FROID

Sommaire

Vous cherchez du matériel pour courir en hiver ? Cet article est pour vous !

Quand les températures baissent, ma tenue de course change, mais moins qu’on pourrait le croire. Je cours toute l’année autour de Grenoble, et l’hiver m’emmène régulièrement sur des sentiers froids, ventés, boueux et parfois enneigés. Au fil des saisons, j’ai construit une base de matériel dans laquelle je pioche selon la température, l’intensité de la sortie et l’état du terrain.

Dans cet article, je vous présente ce qui m’accompagne pour cet hiver 2026. Je commence par le textile, avec trois premières couches, trois vestes de sport, une veste pour l’avant et l’après et deux collants. Je passe ensuite aux accessoires que j’ai toujours sur moi, puis je termine avec ma frontale et les chaussures que j’enfile selon l’état des sentiers, de la simple boue jusqu’à la neige et la glace.

J’ai testé tout ce matériel sur le terrain, et certaines pièces me servent aussi en ski de rando ou en ski de fond. Pour chacune, je vous explique dans quelles conditions et à quelles températures je l’utilise, et comment je combine les différentes couches entre elles.

Les premières couches

Je commence par le haut du corps, avec les trois hauts que j’utilise le plus en hiver, en première comme en deuxième couche. Les trois viennent de chez Compressport.

Compressport 3D Thermo Ultralight Top

Caractéristiques techniques du 3D Thermo Ultralight Top

Le premier est le 3D Thermo Ultralight Top, en version manches longues. C’est un haut ultra léger de seulement 80 grammes, respirant, à la coupe très ajustée et presque moulante. Son tissage en nid d’abeille sert à améliorer la thermorégulation, et un petit col légèrement montant protège un peu le cou du froid.

Malgré sa finesse, je le trouve vraiment chaud et très agréable en première couche. Seul, il me convient entre 10 et 0 °C, selon l’intensité. Lors d’un footing tranquille autour de 7 °C, je me suis senti bien avec. Plus on se rapproche de zéro, plus la séance doit être active pour qu’il se suffise à lui-même. Sinon, il se porte très bien sous une autre couche.

Gardez en tête qu’il s’agit d’un textile très technique, et donc plus fragile que d’autres. J’en ai abîmé un en me prenant une branche en travers du bras, qui m’a d’ailleurs ouvert la peau sur cinq centimètres. Aucun t-shirt n’aurait peut-être résisté à un tel choc, mais ce haut reste fin et demande un peu de soin. Si vos sorties passent souvent dans les ronces, faites-y attention.

Compressport Performance T-shirt manches longues

Caractéristiques techniques du Performance T-shirt

Le deuxième est le Performance T-shirt de Compressport, lui aussi en manches longues. Il change complètement de philosophie avec une coupe ample. Il s’utilise également en première couche, seul ou sous d’autres vêtements.

C’est un haut plus classique et moins technique que l’Ultralight. Il pèse environ le double pour la même taille, mais je lui trouve une protection thermique équivalente, entre 10 et 0 °C lui aussi. Cet écart de poids pour un même apport de chaleur montre bien la différence de technologie entre les deux. Le Performance T-shirt est en microfibre, ce qui lui donne un vrai apport thermique, et quelques panneaux en mesh placés notamment dans le dos améliorent la ventilation.

C’est un haut simple, doux, confortable et efficace, sur lequel on ne se pose pas de questions. On le prend, on l’enfile et on part courir. La seule différence que j’ai notée à l’usage concerne le vent. Avec sa coupe ample, le vent s’engouffre un peu plus facilement dessous, alors qu’il ne trouve aucun passage avec l’Ultralight, collé au corps.

Si vous ne cherchez pas un produit très technique, ou si vous n’aimez pas les coupes moulantes, le Performance T-shirt constitue une option chaude et agréable pour l’entraînement au quotidien.

Compressport 3D Thermo Winter Top

Caractéristiques techniques du 3D Thermo Winter Top

Le troisième est le plus chaud des trois, et je commence à peine à le sortir parce que le vrai hiver n’est pas encore arrivé. Il s’agit du 3D Thermo Winter Top, un haut manches longues de 130 grammes avec un demi-zip qui permet d’ouvrir sur le haut du buste quand la chaleur monte.

Compressport le présente comme une première couche, à porter directement sur la peau. Je le trouve pourtant aussi intéressant en deuxième couche qu’en première. On y retrouve le même tissage en nid d’abeille que sur l’Ultralight, qui aide à réguler la température et à évacuer la transpiration. Il est conçu avec de la laine de mérinos, sa coupe reste plutôt moulante et son apport thermique est très prononcé. Je le réserve aux températures comprises entre 5 et -5 °C, voire moins. Si vous le mettez par 10 °C, vous allez cuire dedans.

Lors d’une sortie par une température comprise entre 0 et -2 °C, avec du vent, je l’ai porté par-dessus l’Ultralight et j’avais même un peu chaud. En descente, cela ne me gênait pas. En montée, en revanche, j’ai ouvert le zip en entier pour ventiler.

Il convient aussi à des séances moins intenses, sur lesquelles on a moins chaud. Je pense également l’utiliser en ski de rando, en ski fitness sur piste ou en ski de fond. Pour ces activités, je m’habille plutôt léger, comme en ski de fond, et on y a souvent très chaud. Je pense que ce haut y trouvera sa place.

Comment combiner ces premières couches

L’Ultralight et le Performance T-shirt offrent à peu près le même apport thermique, pour des températures comprises entre 10 et 0 °C. Le 3D Thermo Winter est nettement plus chaud. Autour de 5 à 3 °C, il peut suffire seul. Quand la température passe sous les 2 ou 3 °C, je combine l’Ultralight en première couche avec le Winter par-dessus, qui joue alors le rôle d’une deuxième couche très efficace.

Les vestes

Par-dessus ces hauts, j’utilise trois vestes différentes selon les situations, et une quatrième vient compléter l’ensemble pour l’avant et l’après.

Compressport Aura Windproof Jacket

Caractéristiques techniques de l’Aura Windproof Jacket

La première est le coupe-vent Aura Windproof, qui vient de sortir chez Compressport. Son matériau coupe le vent et il est aussi déperlant, ce qui fait perler les petites quantités d’eau. Avec environ 80 grammes, cette veste est extrêmement légère. Elle n’a pas de capuche.

Plusieurs détails servent la thermorégulation. La fermeture 3/4 descend très bas et permet d’ouvrir largement quand on a chaud. Des panneaux en mesh élastique remplacent le tissu coupe-vent sous les aisselles, et une bande de ventilation du même type court au milieu du dos pour évacuer la chaleur.

Je la sors quand il y a un peu de vent et qu’il fait frais. Lors de la sortie autour de 0 °C dont je vous parlais plus haut, elle m’aurait bien servi par-dessus mes deux hauts. En fin de journée, nous avons pris du vent sur une crête avant de redescendre dans la vallée, et elle aurait limité cette prise au vent.

Compressport Active Insulated Jacket

Caractéristiques techniques de l’Active Insulated Jacket

La deuxième est l’Active Insulated Jacket, une autre nouveauté de Compressport. Contrairement à l’Aura, il s’agit d’une veste chaude à capuche. Je la portais lors de mon footing autour de 7 à 8 °C, avec l’Ultralight en dessous. J’avais un tout petit peu trop chaud, mais l’ensemble n’était pas loin d’être parfait et je ne l’ai pas enlevée de la sortie.

À mon sens, cette veste reprend la philosophie du softshell, ces vêtements à la fois coupe-vent et chauds, dans une version plus fine adaptée à la course à pied et au trail. La majeure partie de la veste est en taffetas coupe-vent, et des bandes de doublure PrimaLoft en microfibre renforcent la chaleur à certains endroits.

Pour éviter d’avoir trop chaud, elle dispose d’ouvertures en haut du dos qui aident à évacuer la chaleur. Elle possède surtout une double fermeture éclair, qui s’ouvre depuis le haut comme celle de l’Aura, mais aussi depuis le bas. Lors de mon footing, j’ai ouvert les deux côtés pour ventiler franchement dans la montée. Arrivé en haut, sur un coteau plus plat et plus frais, j’ai tout refermé.

Son apport thermique est réel. Avec le recul, j’aurais peut-être été un peu mieux avec elle en deuxième couche, à la place du 3D Thermo Winter, lors de ma sortie autour de 0 °C. Ses options d’ouverture et de fermeture m’auraient permis de mieux réguler ma température.

Compressport Thunderstorm Waterproof Jacket 30/60

Caractéristiques techniques de la Thunderstorm 30/60

La troisième est la Thunderstorm 30/60 (test complet ici), la veste imperméable et respirante de Compressport. On change ici de niveau de protection par rapport à l’Aura. Elle affiche 30 000 Schmerber d’imperméabilité et 60 000 MVTR de respirabilité, des valeurs qui comptent parmi les plus élevées du marché.

J’ai testé plusieurs vestes imperméables, et celle-ci reste à mes yeux la meilleure. Elle est ultra légère et surtout extrêmement respirante. Comme je l’expliquais dans mon test complet, j’ai fait des séances intenses avec elle sans avoir chaud. Elle permet même d’enchaîner un fractionné sous la pluie sans cuire comme dans une cocotte-minute.

Compressport propose aussi deux autres vestes imperméables, une 10/10 et une 20/20, moins imperméables, moins respirantes et moins chères. Je ne les présente pas parce que je ne les possède pas, et ce choix est assumé. Je considère qu’un coupe-vent et une vraie veste imperméable suffisent. Je préfère payer plus cher une seule veste qui fait tout plutôt que d’acheter une 10/10 ou une 20/20, d’avoir vite chaud dès que je la porte souvent, en hiver ou en course, et de devoir en racheter une autre quelque temps plus tard.

J’ai déjà eu par le passé des vestes aux caractéristiques comparables, en 10/10, en 20/20 ou autour de 25/20. À chaque fois, j’ai retrouvé cet effet cocotte-minute. Ma Thunderstorm m’accompagne depuis deux ans sur toutes mes courses et tous mes projets, et elle ne quitte jamais mon sac, encore moins en hiver. Je suis sûr que les 10/10 et 20/20 de Compressport sont très bien, et vous n’êtes pas obligés d’adhérer à ma vision si elles vous suffisent. Je préfère simplement avoir une seule veste efficace en toutes circonstances.

Compressport Into The Wool Jacket, pour l’avant et l’après

Caractéristiques techniques de l’Into The Wool Jacket

La dernière veste n’est pas un produit de sport, mais je l’utilise très souvent. Il s’agit de l’Into The Wool Jacket de Compressport, une veste plutôt lifestyle, assez épaisse et encombrante, pensée pour l’avant et l’après. Comme son nom l’indique, elle est en laine de mérinos, avec plusieurs doublures, et son effet duvet la rend vraiment chaude, douce et confortable.

Je la trouve idéale pour retourner à la voiture ou au bus après une sortie de ski ou de ski de rando, après une séance sur piste, ou pour rentrer à vélo quand il fait très froid. Je la porte aussi au quotidien, parce que son style sobre me plaît, avec un petit côté bombers noir qui me rappelle celui que j’avais plus jeune. Ce jugement relève évidemment du goût personnel. Pour les températures que l’on connaît en ville à Grenoble, elle suffit largement.

Les collants

Pour le bas du corps, j’utilise principalement deux collants, avec deux usages différents. Je ne cours quasiment jamais avec un pantalon imperméable. J’en possède un, parce que beaucoup de courses l’imposent dans le matériel obligatoire, mais je ne le mets jamais.

Compressport Winter Run Legging

Caractéristiques techniques du Winter Run Legging

Le premier est le Winter Run Legging, dans sa version 2026. Il paraît simple, mais il est très chaud grâce à la laine de mérinos qu’il contient. Je le trouve pourtant respirant, et je n’ai jamais eu trop chaud aux jambes avec, y compris lors de ma sortie autour de 0 °C.

Sa ceinture plate est très confortable. Une petite poche dans le dos accueille des gels, un téléphone ou des clés, et une autre petite poche intérieure permet de ranger une paire de clés. Un cordon assez basique complète le serrage à la taille.

Ce collant se porte très bien seul quand il fait froid. Il fonctionne aussi sous un pantalon de ski par grand froid, ou en ski de fond. L’an dernier, lors d’une sortie de ski de rando par un froid vraiment intense, j’avais glissé la version 2025, que je possède aussi, sous mon pantalon de ski de rando. Elle m’avait apporté un vrai complément de chaleur.

La coupe au niveau du bassin diffère entre les hommes et les femmes. Si je ne me trompe pas, la version de l’an dernier était globalement unisexe, alors que cette année la différence est plus marquée. Les femmes trouvent souvent les vêtements unisexes moins confortables, et cette évolution devrait corriger ce problème.

Compressport Under Control Full Tights

Caractéristiques techniques de l’Under Control Full Tights

Le second est l’Under Control Full Tights. Il est moins chaud que le Winter, mais il apporte une autre technologie avec la compression ciblée. Il reprend la technologie des deux cuissards Under Control que je vous ai présentés cet été, avec des zones de compression montées cette fois sur un collant intégral. Au niveau des mollets, on retrouve la technologie des manchons R2 de Compressport, pour la compression et le maintien. Au niveau des cuisses, on retrouve les mêmes zones de ciblage, puisque Compressport adapte la compression selon les zones du muscle. La compression est marquée, plus proche à mon sens de celle d’un Trail Tights que de celle d’un Run Tights.

Comme il est moins chaud que le Winter, ce n’est pas forcément celui que je choisirais par grand froid. Il reste malgré tout un collant, qui garde les jambes au chaud. À Grenoble, il fait souvent vraiment froid, surtout quand je monte courir à la limite de la neige ou quand la sortie dure longtemps, et j’ai alors besoin d’un apport thermique plus important. Une poche latérale permet de glisser des clés, un téléphone ou de la nutrition.

Je vous donne un exemple concret d’utilisation. Après une séance de musculation lourde, j’avais un footing tranquille le lendemain avec les cuisses vraiment courbaturées et douloureuses. Plutôt que le Winter ou qu’un combo cuissard et manchons, j’ai choisi l’Under Control. Comme avec les cuissards, la compression procure une sensation de maintien et réduit les oscillations musculaires, ce qui augmente le confort. À vous de voir si un collant compressif vous intéresse.

Attention aux tailles

Un point important concerne les deux collants. Je trouve qu’ils taillent grand, et j’en suis sûr. Je mesure 1,86 m pour un tour de bassin d’environ 92 ou 93 cm. L’an dernier, je portais du M, et cette année je porte du S. En superposant le M de l’an dernier et le S de cette année, j’ai constaté qu’ils avaient la même largeur au bassin et la même longueur de jambe.

Faites donc attention au choix de la taille. Il y a peut-être eu un décalage, et n’hésitez pas à envisager une taille en dessous de votre taille habituelle. Ce conseil vaut même pour l’Under Control, qui est pourtant très compressif et très près du corps. Le Winter est un peu moins compressif et un peu plus extensible. Pour ma part, je me sens bien dans l’Under Control en S.

Les accessoires

Mes accessoires sont assez basiques, mais je ne pars jamais sans eux en hiver. Ils restent dans mon sac ou dans ma ceinture même quand je n’en ai pas besoin. Il suffit de se blesser légèrement, de devoir ralentir ou de mettre plus de temps à rentrer pour avoir besoin de quelque chose de vraiment chaud. Je préfère les porter pour rien tout l’hiver plutôt que de me retrouver en difficulté sans eux.

Chaussettes

Caractéristiques techniques des Pro Racing Socks Winter

Aux pieds, je porte les Pro Racing Socks Winter de Compressport, qui existent en version Run et en version Trail. Ce sont les mêmes que les Pro Racing Socks classiques, que vous connaissez probablement et que j’utilise le plus, mais en version plus chaude avec de la laine de mérinos. Ma paire date de l’an dernier. Un nouveau coloris est sorti, mais je ne l’ai pas pris parce que ma paire reste en parfait état malgré les kilomètres.

Gants et moufles

Caractéristiques techniques des 3D Thermo Gloves

Pour les mains, j’utilise les 3D Thermo Gloves de Compressport. Ce sont des gants très basiques, mais surtout très légers, et je les ai très souvent dans mon sac. Ils suffisent pour le running et le trail. En ski, ils ne suffisent pas, même s’il m’est arrivé de les porter dans les montées en ski de rando quand j’avais chaud. En descente, il faut quelque chose de plus chaud.

Caractéristiques techniques des Hurricane Waterproof Mittens

En complément, j’emporte les Hurricane Waterproof Mittens. Ce sont des moufles imperméables qui s’enfilent par-dessus les gants. Je les utilise rarement, mais elles peuvent me servir quand je prends beaucoup de vent. Elles tiennent dans une toute petite boule, si bien que je les ai souvent avec moi, même en été, pour avoir au moins une protection si j’ai laissé mes gants. Certaines courses imposent d’ailleurs des gants imperméables dans le matériel obligatoire.

Bonnet et tour de cou

Caractéristiques techniques du Hurricane Beanie

Mon bonnet est le Hurricane Beanie de Compressport. Il est tout simple, mais je le trouve assez respirant grâce à une construction différente sur le dessus et sur les côtés, et il me va bien.

Caractéristiques techniques du 3D Thermo Headtube

J’ai aussi toujours avec moi un tour de cou, le 3D Thermo Headtube de Compressport, que je trouve très bien. Je remarque une petite différence d’épaisseur entre le coloris noir et le coloris bleu, sans savoir si elle vient d’un allègement du modèle cette année. Le noir m’accompagne en permanence et il me suffit largement.

La frontale, Silva Free 900

Caractéristiques techniques de la Silva Free 900

Pour l’éclairage, j’utilise la Silva Free 900 (test complet ici), dont j’ai publié le test complet il y a environ un an. Je l’utilise de deux façons.

La première passe par le bandeau Ultralight, avec une batterie déportée. J’utilise la batterie XXS, la plus petite de la gamme, qui pèse 90 grammes et fait à peine la moitié d’un smartphone. Je la glisse dans ma ceinture ou dans mon sac selon ce que je porte, et le poids ne repose plus sur la tête.

La seconde passe par le bandeau classique, qui permet d’accrocher la batterie à l’arrière de la tête. Ce montage n’est compatible qu’avec la batterie XS, car la XXS ne dispose pas d’accroche et la S est trop lourde. La batterie possède un petit voyant rouge de chaque côté, qui peut clignoter si besoin.

Ce que j’aime le plus chez Silva, c’est ce système modulaire. La tête se déclipse et se monte sur l’un ou l’autre bandeau. Avec les mêmes batteries, je peux aussi remplacer ma tête de 900 lumens par une tête de 1200, 2000 ou 3000 lumens. Je peux donc garder mon montage sur bandeau Ultralight pour tous mes footings, puis changer simplement de tête pour une sortie de ski de rando au coucher du soleil suivie d’une montée supplémentaire à la nuit tombée. Avec le support vélo, la même lampe se fixe sur le vélo et la batterie s’accroche au cadre, ce qui me fait une lampe de vélo en plus.

Un an après mon test, j’utilise toujours cette frontale et j’adore ce matériel. J’en reparlerai dans un test de frontales qui sortira dans quelques semaines, avec d’autres modèles adaptés au ski.

Les chaussures

Merrell Agility Peak 6 et Long Sky 2

Caractéristiques techniques de l’Agility Peak 6

Mes chaussures ne réservent pas de grande surprise. La grande majorité du temps, je cours en hiver comme en été avec les Agility Peak 6 de Merrell (test complet ici).

L’Agility Peak 6 existe en version Gore-Tex. Je ne l’ai pas encore, mais je vais bientôt la recevoir. À mon sens, le Gore-Tex limite les dégâts sur ce type de chaussure, mais l’eau et l’humidité finissent toujours par passer à un endroit qui n’est pas protégé. C’est pour cela que je ne me suis pas précipité dessus dès l’arrivée de l’hiver, des flaques et des feuilles mouillées. Mes Agility Peak 6 classiques me conviennent, et l’écart ne me semble pas assez important pour que je ne puisse plus m’en passer.

Côté taille, il faudrait apparemment prendre une demi-pointure au-dessus de votre pointure habituelle sur la version Gore-Tex. Chez Merrell, je prends déjà une demi-pointure en dessous. Je vous conseille de consulter le guide des tailles et les avis des utilisateurs pour vérifier ce point.

Caractéristiques techniques de la Long Sky 2

Quand il y a vraiment beaucoup de boue et de feuilles mortes, à la fin de l’automne et au début de l’hiver, en gros de mi-novembre à début décembre, je pars plus souvent avec les Long Sky 2 (test complet ici). Elles mordent davantage le terrain que les Agility Peak 6. Leur amorti reste léger, et on peut en manquer un peu sur les sorties longues. À cette période, le sol plus meuble compense ce manque, et je trouve qu’elles font très bien le travail. Comme je cours souvent des formats plus courts en cette saison, elles sont très bien pour cette période.

Salomon S/Lab Genesis Spine et Winter Cross Spike, pour la neige, la boue et la glace

Quand les conditions deviennent vraiment extrêmes, je change de chaussures pour deux modèles Salomon chers et très niche. Peu de modèles de ce type existent sur le marché. Je les utilise parce que je vis à Grenoble et que je cours tout l’hiver, parfois dans la vraie neige ou dans la boue. Le massif de la Chartreuse, par exemple, se gorge vite d’eau quand il pleut, et la boue peut presque arriver aux chevilles. Je les ai sorties une dizaine de fois l’an dernier, ce qui reste un usage modéré. Leurs tests complets sont disponibles en ligne.

Caractéristiques techniques de la S/Lab Genesis Spine

La S/Lab Genesis Spine a sans doute été pensée pour la Spine Race, si j’en crois son nom. Il s’agit d’une S/Lab Genesis équipée d’une guêtre intégrée qui remonte sur tout le dessus de la chaussure et lui donne une imperméabilité considérable. Elle règle ainsi le problème que j’évoquais avec le Gore-Tex, puisque l’eau ne peut plus entrer par les lacets ou par les interstices entre la languette et l’empeigne. Je la porte dans la boue et dans la neige, et aussi en raquettes, parce que je la trouve chaude et qu’elle monte assez haut pour empêcher la neige d’entrer.

Caractéristiques techniques de la Winter Cross Spike

La Winter Cross Spike (test complet ici) se distingue par ses petits crampons métalliques sous la semelle, qui augmentent considérablement l’adhérence. La Genesis Spine n’en possède pas.

Mon choix entre les deux dépend surtout de la glace. Si je vais courir dans la neige vers un sommet et qu’il y a un risque de glace, je prends les Winter Cross Spike. S’il n’y a pas de glace mais de la boue, des feuilles mortes ou un peu de neige fraîche ou molle, je me contente des Genesis Spine. Dans la neige sans glace, je ne sens pas vraiment de différence entre les deux. Les crampons ne font une vraie différence que sur la glace.

Durabilité

Je ne peux pas me prononcer sur la durabilité de chaque pièce, puisque certaines sont des nouveautés que je commence seulement à utiliser. Quelques repères ressortent tout de même. Ma Thunderstorm 30/60 m’accompagne depuis deux ans sur toutes mes courses. Mes Pro Racing Socks Winter de l’an dernier restent en parfait état malgré les kilomètres. À l’inverse, le 3D Thermo Ultralight demande de l’attention, car son tissu très technique reste fragile face aux branches et aux ronces.

Si vous avez accumulé plus de kilomètres que moi avec l’une de ces pièces, n’hésitez pas à partager votre retour en commentaire !

Conclusion – Mon avis sur mon matériel d’hiver

Mon matériel d’hiver repose sur une logique simple. Je superpose des couches que je combine selon la température et l’intensité, et j’emporte toujours de quoi me protéger si la sortie tourne mal. Pour le reste, mon sac et ma ceinture ne changent pas.

Pour le haut du corps, l’Ultralight et le Performance T-shirt couvrent les températures entre 10 et 0 °C, et le 3D Thermo Winter prend le relais quand il fait plus froid. L’Aura coupe le vent, l’Active Insulated apporte de la chaleur avec beaucoup de ventilation, et la Thunderstorm 30/60 reste à mes yeux la seule veste imperméable dont j’ai besoin. Pour les jambes, je choisis entre la chaleur du Winter Run Legging et la compression de l’Under Control, en faisant attention aux tailles.

Aux pieds, l’Agility Peak 6 reste ma base, la Long Sky 2 prend le relais dans la boue et les feuilles mortes, et les deux Salomon sortent seulement quand la neige, la boue profonde ou la glace l’imposent.

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